Les Belgian Fashion Awards auront lieu le 25 november 2021 au Handelsbeurs à Anvers.

Depuis 2017, les Belgian Fashion Awards sont organisés chaque année par Flanders DC, MAD Bruxelles, WBDM, Le Vif Weekend et Knack Weekend. Ces prix ont été lancés pour souligner la réputation, la créativité et la diversité de la mode belge, tant dans notre pays que sur la scène internationale. Notre objectif est également d’offrir une visibilité à des noms moins connus, ou dont l’influence en coulisses est indéniable. Chaque année, cette remise de prix engendre une dynamique propice non seulement à la célébration de la mode de chez nous mais aussi aux rencontres et à la consolidation des liens entre professionnels. C’est également un moment idéal pour renforcer les connexions avec d’autres domaines de la création, dont l’impact sur l’écosystème de la mode belge n’est plus à démontrer. Par ce biais, nous rappelons au monde entier que « notre » mode est synonyme d’indépendance, de personnalité et de talent. Le secteur nous sait surréalistes, humbles, perfectionnistes, avant-gardistes et pragmatiques à la fois, et nos collections en sont la meilleure preuve. Lors de la remise de ces awards, nous mettons de côté la modestie légendaire de la mode belge pour parler en son nom.

Les Belgian Fashion Awards auront lieu le 25 november 2021 au Handelsbeurs à Anvers.

Depuis 2017, les Belgian Fashion Awards sont organisés chaque année par Flanders DC, MAD Bruxelles, WBDM, Le Vif Weekend et Knack Weekend. Ces prix ont été lancés pour souligner la réputation, la créativité et la diversité de la mode belge, tant dans notre pays que sur la scène internationale. Notre objectif est également d’offrir une visibilité à des noms moins connus, ou dont l’influence en coulisses est indéniable. Chaque année, cette remise de prix engendre une dynamique propice non seulement à la célébration de la mode de chez nous mais aussi aux rencontres et à la consolidation des liens entre professionnels. C’est également un moment idéal pour renforcer les connexions avec d’autres domaines de la création, dont l’impact sur l’écosystème de la mode belge n’est plus à démontrer. Par ce biais, nous rappelons au monde entier que « notre » mode est synonyme d’indépendance, de personnalité et de talent. Le secteur nous sait surréalistes, humbles, perfectionnistes, avant-gardistes et pragmatiques à la fois, et nos collections en sont la meilleure preuve. Lors de la remise de ces awards, nous mettons de côté la modestie légendaire de la mode belge pour parler en son nom.

Belgian
Fashion
Awards

Les Fashion Awards mettent à l’honneur et célèbrent le talent et la créativité dans le secteur de la mode belge.

The Jury Prize

ce prix récompense un ou une designer belge, ou une personne active dans une maison de couture belge. Le jury apprécie les travaux réalisés en nom propre ou pour une maison de couture. Ce prix fait honneur au parcours du créateur ou de la créatrice, et est proposé par les membres du Jury officiel.

Professional of the year

ce prix est attribué à un(e) professionnel(le) belge du secteur de la mode – à l’exception des créateurs – qui s’est distingué(e) au cours des 24 mois précédents.

Emerging talent of the year

ce prix est décerné à un jeune talent ou à un label belge actif en Belgique qui a créé un concept fort ou a témoigné d’une grande créativité. Pour le remporter, il faut être actif depuis un maximum de 3 ans dans le milieu professionnel avec sa propre collection. Il/Elle se verra attribuer un prix de 5 000 € en espèces.

Fashion brand of the year

c’est un prix du public auquel les marques belges se portent candidates. Le grand public peut choisir son favori par le biais du site www.belgianfashionawards.be dans une liste de dix marques belges, soigneusement sélectionnées par un jury de professionnels. La marque qui obtient le plus grand nombre de voix remporte le prix du public.

Designer of the year

ce prix est décerné à un créateur ou une créatrice belge qui travaille en Belgique et dont le travail – réalisé en nom propre ou pour une maison de couture – a fait impression sur le jury au cours des 24 mois précédents.

Changemaker of the Year

ce prix est attribué à un créateur/une créatrice ou un entrepreneur/une entrepreneuse qui travaille dans l’industrie de la mode belge et a apporté une contribution marquante pour un changement positif au cours des deux années écoulées, par exemple en visant plus de durabilité, d’inclusion ou d’innovation.

Most promising graduate

il est délivré à un(e) diplômé(e) d’une école de mode belge qui a remporté son diplôme en juin de l’année académique précédente. Les écoles belges qui appartiennent à cette catégorie sont : Royal Academy of Antwerp, La Cambre, SASK, KASK, HE Francisco Ferrer, Helmo Mode, Château Massart Mode.

Belgian
Fashion
Awards

Les Fashion Awards mettent à l’honneur et célèbrent la créativité et l’innovation dans le secteur de la mode belge.

The Jury Prize

rewards a Belgian designer or a designer working for a Belgian fashion house. The work in one’s own name or for a fashion house wins over the jury. This prize honours the career path of the designer. Nominations are by the members of the Official Jury.

Professional of the year

is awarded to a Belgian professional in the fashion sector, with the exception of designers, who has been noteworthy during the past 12 months.

Emerging talent of the year

is assigned to young talent or a Belgian label active in Belgium with a strong concept or great creativity. The winner must have been active in the professional milieu with his or her own collection for a maximum of 3 years. The winner receives a cash prize of € 5,000.

Fashion brand of the year

c’est un prix du public auquel les marques belges se portent candidates. Le grand public peut choisir son favori par le biais du site www.belgianfashionawards.be dans une liste de dix marques belges, soigneusement sélectionnées par un jury de professionnels. La marque qui obtient le plus grand nombre de voix remporte le prix du public.

Designer of the year

is awarded to a Belgian designer working in Belgium whose work in his or her own name or for a fashion house impressed the jury during the past 12 months.

Changemaker of the year

est attribué à un créateur/une créatrice ou un entrepreneur/une entrepreneuse qui travaille dans l’industrie de la mode belge et a apporté une contribution marquante pour un changement positif au cours des deux années écoulées, par exemple en visant plus de durabilité, d’inclusion ou d’innovation.

Most promising graduate

is awarded to an alumnus of a Belgian fashion school who graduated in June of the previous academic year. Belgian schools belonging to this category are: Royal Academy of Antwerp, La Cambre, SASK, KASK, HE Francisco Ferrer, Helmo Mode, Château Massart Mode.

Nominees
Belgian
fashion
Awards

Designer
of the year:

Designer belge ou résidant en Belgique ayant marqué le jury au cours de l’année écoulée avec son propre label ou avec sa propre collection pour une maison de couture.

STEPHANIE D’HEYGERE

La Belge Stephanie D’heygere a obtenu son diplôme de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers en 2009. En 2011, elle a rejoint Maison Margiela, où elle a occupé le poste de Head of Jewellery jusqu’en 2015. Elle est ensuite passée par Dior en tant que créatrice de bijoux avant de se lancer en free-lance et de réaliser des bijoux et accessoires pour une nouvelle génération de créateurs parisiens tels que Jacquemus, Y/Project ou encore A.P.C. Elle a lancé sa marque éponyme en janvier 2018, pendant la Fashion Week de Paris. La même année, la créatrice a remporté l’ANDAM Accessories Prize pour ses pièces unisexes, novatrices et percutantes créées en réponse à la vie quotidienne actuelle, jouant sur l’équilibre entre forme et fonction grâce à un minimalisme audacieux.

OLIVIER THEYSKENS

Né en 1977, Olivier Theyskens s’est inscrit en 1994 à l’École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre à Bruxelles pour étudier le stylisme. En 1997, il a lancé sa propre marque et présenté sa première collection de prêt-à-porter féminin. De 2002 à 2006, il a occupé le poste de directeur artistique de Rochas. Il a travaillé en tant que créateur pour Nina Ricci de 2006 à 2009, puis est devenu directeur artistique de Theory (2010-2014). En 2016, il a relancé son label éponyme. Depuis février 2020, Olivier Theyskens est le directeur artistique d’Azzaro. Il est l’un des plus jeunes créateurs à avoir été mis à l’honneur dans deux rétrospectives : en octobre 2017, au MoMu Fashion Museum d’Anvers, et en juin 2019, à la Cité de la dentelle de la Mode à Calais.

JAN-JAN VAN ESSCHE

Diplômé en 2003 de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, Jan-Jan Van Essche a lancé son propre label en juin 2010. Sa première collection pour hommes a été baptisée « Jukkuri », ce qui signifie « Prendre le temps » en japonais. En 2013, il a conçu une série de vêtements avec une signature claire, caractérisée par la facilité, les valeurs éthiques et des influences de la vie quotidienne. Son approche non genrée et son amour de la slow fashion font de lui un véritable créateur de son temps. En 2016, il a collaboré avec le Ballet royal de Flandre et en 2017, il a travaillé avec Ramy Moharam Fouad sur des courts métrages pour ses deux dernières collections. L’Anversois a présenté sa collection printemps-été 22 lors de la Fashion Week Homme de Paris. (fhcm.paris)

WALTER VAN BEIRENDONCK

Walter Van Beirendonck est considéré comme étant l’outsider de la mode anversoise et se distingue surtout par ses collections colorées, ses défilés spectaculaires et les thèmes sociaux qu’il aborde dans ses collections. Diplômé en 1980 de la section mode de l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, il y enseigne désormais et dirige le département mode. En 1983, il a lancé une collection sous son propre nom. En 1986, il a présenté, avec cinq de ses camarades de l’Académie, des collections au British Designer Show de Londres. La presse britannique les a baptisés les « Six d’Anvers ». Outre ses propres collections, Walter Van Beirendonck continue à dessiner pour d’autres labels, comme ZulupaPUWA pour JBC, et à travailler sur des projets artistiques. Parmi ses collaborations, la plus importante a été celle de 1993 à 1999 avec Mustang, le label de denim allemand.

NICOLAS DI FELICE

Nicolas Di Felice a étudié à l’école nationale supérieure des arts visuels de La Cambre avant de travailler sous la houlette de Nicolas Ghesquière, à deux reprises, chez Balenciaga d’abord puis chez Louis Vuitton — passant alors de designer junior à senior — avec un intermède remarqué chez Dior aux côtés de Raf Simons. En septembre 2020, soixante ans après que Courrèges a établi sa maison à Paris, Nicolas Di Felice en est devenu le directeur artistique. Il a apporté une touche de modernité à la vision minimaliste emblématique de Courrèges, en créant un dialogue entre l’héritage de la maison et des pièces contemporaines comme le clubwear, les trucker jackets, les bombers, les pantalons à cinq poches et les tee-shirts.

Nominees
Belgian
fashion
Awards

Professional
of the year:

Professionnel (styliste, photographe, artiste, mannequin) de l’industrie de la mode qui a connu un très grand succès lors de l’année qui s’est écoulée.

MOUS LAMRABAT

Le photographe Mous Lamrabat est né dans le nord du Maroc. Il a grandi en Belgique où il a fait des études pour devenir architecte d’intérieur, mais la photographie l’attirait davantage. Il s’est créé une vision unique de la photographie de mode, en fusionnant progressivement ses racines marocaines avec le monde occidental dans lequel il a grandi. Son travail comprend une exposition au FOMU et des collaborations (inter)nationales avec Walter Van Beirendonck, Vogue US et Vogue Arabia. Ses clichés sont absurdes et surréalistes, parfois subtilement provocateurs. Mous Lamrabat y inclut des références ludiques aux icônes du monde de la mode. Il aime photographier des personnes s’embrassant et préfère cacher le visage de ses modèles afin que chacun puisse se reconnaître dans ses clichés.

BOB VERHELST

Bob Verhelst, directeur artistique basé à Anvers, est connu pour son travail sur de prestigieuses expositions de mode internationales. Diplômé de l’Académie d’Anvers avec les Six d’Anvers, il a mis en scène les toutes premières expositions ainsi que les premiers défilés de Maison Margiela. Depuis 2001, il s’est construit une carrière internationale en tant que scénographe pour divers musées tels que le National Museum de Zurich et le MoMu. Bob Verhelst a imaginé Graanmarkt 13, mélange de concept store et de restaurant. Il a également conçu des vitrines, des installations et des défilés pour des créateurs et des maisons de couture tels que Hermès, Cartier, Chantal Thomass, Viktor&Rolf, Ann Demeulemeester… Il a travaillé comme scénographe pour l’exposition de Martin Margiela au MoMu.

WILLIAM LHOEST

William Lhoest est découvreur de talent et directeur de casting pour WL Casting. Il a lui-même été repéré à Liège à 18 ans et a été mannequin pour Comme des Garçons, avant de se rendre compte que c’était le métier d’agent qui l’attirait. Il a rejoint l’agence Hakim Model Management avant de créer la sienne. William est un fervent défenseur d’une image de la mode plus diversifiée. Pour lui, tout le monde devrait pouvoir s’identifier aux mannequins. Il s’est occupé du casting du défilé de Sterling Ruby et des défilés de Marine Serre pendant cinq saisons. La créatrice voulait inclure dans son show un certain nombre d’amis, de mannequins et d’employés et l’a chargé de tout combiner. Il a fait appel à des mannequins tels qu’Amalia Vairelli et Adina Fohlin et à la musicienne Kim Peers.

KRISTINA DE CONINCK

Née à Anvers, Kristina De Coninck a été la muse de Martin Margiela et mannequin pour Dries Van Noten, Dirk Van Saene et Walter Van Beirendonck. Découverte à 27 ans par le photographe belge Ronald Stoops, elle est considérée comme « le visage de la mode belge ». Formée en graphisme et en photographie, Kristina De Coninck est une sculptrice autodidacte. L’upcycling et la déconstruction sont des aspects importants de son travail. Ses supports préférés sont les textiles. Elle a ouvert la 100e édition du défilé de Dries Van Noten en mars, une apparition qui l’a à nouveau projetée sur le devant de la scène. À 57 ans, elle a repris sa carrière de mannequin et a participé à plusieurs campagnes pour Zara. Elle incarne le changement de mentalité dans la mode, où la diversité joue un rôle important.

BENOÎT BETHUME

Le Belge Benoît Bethume est directeur artistique, styliste et photographe. Après avoir étudié à La Cambre mode(s), il s’est concentré sur l’identité de marque. D’abord rédacteur pour plusieurs magazines, il devient consultant pour des maisons belges et internationales comme Christian Wijnants, L’Oréal, Lacoste, Longchamp… Il a travaillé en tant que rédacteur de mode et styliste pour le défilé printemps-été 2022 de Lemaire, a été le styliste de la campagne printemps-été 2021 pour une collaboration entre Uniqlo et Lemaire et a collaboré sur plusieurs projets avec Marine Serre, leur dernier projet étant le film AMOR FATI. A son actif également, une série de photographies en noir et blanc pour Mansour Martin, illustrant l’exploration de la masculinité et l’approche « genderless » du label français.

Nominees
Belgian
fashion
Awards

Changemaker
of the year:

Un créateur/une créatrice ou un entrepreneur/une entrepreneuse qui travaille dans l’industrie de la mode belge et a apporté une contribution marquante pour un changement positif au cours des deux années écoulées, par exemple en visant plus de durabilité, d’inclusion ou d’innovation.

CÉDRIC VANHOECK — RESORTECS

Étudiant en design industriel à la TU Delft, Cédric Vanhoeck a découvert les principes de l’économie circulaire et du « Design for Disassembly ». Il a exploité ces idées lors d’un bref passage à l’Académie de la mode d’Anvers, où le concept de la réduction des déchets dans la mode était encore inexploré. Il a ensuite cofondé « Resortecs » avec Vanessa Counaert en 2017. Resortecs propose un écosystème comprenant du fil à coudre qui fond et des fours de désassemblage industriels. Le fil qui fond facilite à la fois la réparation et le recyclage : les vêtements peuvent être désassemblés cinq fois plus rapidement et le tissu peut être réutilisé à l’infini, ce qui réduit la nécessité de produire du nouveau tissu. Resortecs a été récompensé notamment par le Global Change Award de H&M.

MURIELLE SCHERRE – LA FILLE D’O

Murielle Scherre, ancienne élève de l’Académie de mode de Gand, a créé sa marque de lingerie La Fille d’O en 2003. Ses pièces sont audacieuses, inclusives et durables. Elles sont produites dans une petite usine en Belgique, avec 90% de tissus d’origine locale, certifiés Oeko-Tex, sans colorants ni enduits toxiques. Les modèles sont intemporels et conçus pour durer. Ils sont retouchables ou adaptables si nécessaire. La Fille d’O propose un service de réparation pour les pièces marquées par le temps. De plus, le stock est très limité pour engendrer le moins de déchets possible. Murielle Scherre donne l’exemple aux marques belges en matière de durabilité et d’inclusivité. Sa collaboration avec le designer Sébastien Meunier visant à dégenrer la lingerie en est un parfait exemple.

SEBASTIAAN DE NEUBOURG AND LENJA DOMS – YUMA LABS

En 2017, Sebastiaan de Neubourg, consultant en circularité, a développé la première paire de lunettes de soleil imprimée en 3D au monde, fabriquée à partir de plastiques recyclés. Il a lancé son label Yuma Labs. Deux ans plus tard, Lenja Doms, materials manager qui travaillait alors comme free-lance dans le domaine de l’économie circulaire, l’a rejoint. Aujourd’hui, les lunettes de soleil Yuma sont fabriquées à partir de bouteilles recyclées ou de Nylon biosourcé. Elles sont conçues pour durer toute une vie, mais aussi pour être désassemblées : les clients peuvent rendre leurs lunettes de soleil, qui sont ensuite désassemblées et recyclées au cours d’un processus entièrement circulaire. Leur dernier projet en date est leur collaboration avec COS.

VALÉRIE BERCKMANS

Dans sa boutique-atelier à Bruxelles, Valérie Berckmans crée du prêt-à-porter féminin depuis 2006. Son style est décrit comme graphique et minimaliste. Sa particularité, c’est que ses pièces sont produites localement et durablement à partir de matières premières équitables, biologiques ou autres, comme des tissus de fin de série ou des pièces vintage recyclées. Ses créations sont exclusivement produites dans des ateliers belges et français. Dans le même esprit écologique, la créatrice a lancé un projet zéro déchet en 2020. Les restes de tissus de la collection femme sont réutilisés pour des vêtements pour enfants, des cotons démaquillants, des sous-vêtements et autres, jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien. Depuis avril 2021, Valérie travaille en duo avec le jeune créateur de mode Théo Auquière.

MATHIAS SLABBINCK – QUIFACTUM

En 2020, Mathias Slabbinck a quitté l’entreprise familiale de textiles d’intérieur de luxe pour lancer sa propre plate-forme innovante, Quifactum. La campagne #whomademyclothes, lancée après l’effondrement du Rana Plaza, a attiré son attention. Il a donc créé une plate-forme pour répondre à cette question de manière ludique : en scannant le code QR d’une étiquette avec leur smartphone, les clients peuvent découvrir l’origine d’un produit, comment, où, quand et par qui il a été fabriqué. De cette manière, Quifactum espère limiter le nombre d’achats de vêtements fabriqués de manière non éthique et non durable. Des marques comme Ettinger (accessoires en cuir) et Recto Verso (vêtements de sport) utilisent déjà ce label.

Nominees
Belgian
fashion
Awards

Emerging talent
of the year:

Jeune talent ou marque belge avec un concept fort ou témoignant d’une grande créativité. Le gagnant doit être un professionnel ayant sa propre collection (maximum 3 ans de métier).

SARAH LEVY

Sarah Levy s’est engagée dans une réflexion sur les usages de l’accessoire après 10 ans d’activité théorique et pratique en architecture. La première collection de la créatrice belge, pour laquelle elle a été récompensée par le Prix Artagon en 2018 et le prix du public au Festival de Hyères en 2019, adopte une approche expérimentale de l’accessoire, inspirée par notre gestuelle contemporaine. Ce projet a évolué dans la série d’accessoires Habit qui propose une galerie ludique d’extensions corporelles conçues pour offrir des solutions matérielles, à la fois pratiques et décalées, au transport des objets qui nous accompagnent au quotidien. Tout en poursuivant ce projet personnel, Sarah collabore en tant que designer d’accessoires freelance avec des Maisons françaises telles que Hermès, Marine Serre ou Patou. Les deux approches de la création d’accessoires sont complémentaires pour Sarah, et alimentent respectivement son processus créatif.

FLORENTINA LEITNER

Florentina Leitner est une styliste autrichienne basée à Anvers et à Londres. Elle a étudié à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers, où elle s’est découvert une passion pour les imprimés, les couleurs vives et les formes volumineuses. Après avoir obtenu son diplôme, Florentina Leitner a travaillé pendant un certain temps dans l’équipe de Dries Van Noten, tout en développant sa propre marque. Aujourd’hui, elle propose sa griffe à Londres, auprès de Shyness, et sur son site web. Ses collections sont élégantes et se caractérisent par des silhouettes et des formes fortes combinées à des imprimés et à des mélanges de tissus non conventionnels. La créatrice adore mélanger différentes textures, comme la fausse fourrure, avec des matières plus neutres, comme le coton et le Lycra.

ERRATUM FASHION — SIRÉ KABA

Le label belge Erratum Fashion a été fondé par Siré Kaba, Belge d’origine guinéenne, chargée de communication et créatrice de mode. Lors d’un voyage au Sénégal en 2014, Siré Kaba a été tellement inspirée par les tissus africains qu’elle a décidé de lancer sa propre marque de vêtements. Elle propose un vestiaire coloré et élégant, entièrement réalisé en Belgique. Au cœur de cette démarche : les imprimés et les tissus qu’on associe souvent à l’Afrique tels le wax, l’indigo ou le bazin. L’atelier d’Erratum Fashion, situé à Molenbeek, fait partie d’un projet social de réinsertion professionnelle. Siré Kaba a habillé la princesse Delphine pour sa première apparition au défilé de la Fête nationale en juillet 2021.

BERNADETTE

BERNADETTE est le label de mode basé à Anvers du duo mère-fille Bernadette et Charlotte de Geyter. Leurs collections homeware et prêt-à-porter se caractérisent par une vision partagée du luxe moderne. Chez BERNADETTE, la mode et la décoration intérieure ne font qu’un. Grâce à leurs vastes archives d’imprimés et de motifs floraux, elles créent un style de vie rempli de joie. Leurs motifs botaniques uniques sont tous dessinés à la main par Charlotte. L’aventure a commencé en 2013, lorsque Bernadette a créé sa marque de tricot, tandis que Charlotte étudiait la mode à l’Académie royale des beaux-arts. Quatre ans plus tard, elles ont lancé leur label, combinant le savoir-faire artisanal de Bernadette et le regard créatif de Charlotte.

MERYLL ROGGE

Meryll Rogge a étudié la mode à l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers. Elle a travaillé à New York en tant que Women’s Collection Designer chez Marc Jacobs pendant sept ans. Elle a également officié comme Head of Women’s Design chez Dries Van Noten. En 2020, Meryll Rogge a présenté sa collection éponyme automne-hiver à la Fashion Week de Paris. Ses collections sont connues pour leur style avant-gardiste, associé à des thèmes classiques. Le label contemporain se concentre sur des silhouettes éclectiques avec un esprit inspiré des années 80. L’approche toujours en évolution de Meryll Rogge en matière de mode embrasse l’ultramasculin avec autant d’aisance que l’opulence décorative du féminin. La créatrice basée en Belgique travaille en étroite collaboration avec des artisans locaux pour créer des pièces espiègles aux imprimés exclusifs.

Nominees
Belgian
fashion
Awards

Most promising graduate
of the year

Jeune diplômé prometteur (juin 2019) venant d’une école de mode belge.

CAS DEKEYSER – KASK GENT

Cas a terminé ses études à l’Académie royale des beaux-arts (KASK) de Gand en présentant sa collection « Once I was a feminist », à travers laquelle il remet en question sa vision de l’idéalisation de la femme en mode. En s’éloignant du concept de l’« habillement », il se concentre sur le fait de montrer et cacher certaines parties du corps féminin, en ajoutant une couche essentielle de tension. En examinant de manière critique le rôle de la mode dans ses recherches, Cas crée une transition progressive de simple vêtement à objet. Il présente ainsi son idéal, mais invite également le spectateur à se demander si un tel idéal est possible.

MOHAMMED EL MARNISSI – ROYAL ACADEMIE OF FINE ARTS, FASHION DEPARTEMENT

Mohammed El Marnissi est diplômé de l’Académie d’Anvers. Sa collection de Master s’inspire d’une histoire d’amour du Moyen-Orient, associée à des influences des années 60 et 70, où l’amour jouait également un rôle important. Sa collection est un hommage à tous ceux qui s’efforcent d’être eux-mêmes et qui brisent les codes actuels. Mohammed a travaillé pour Komono et sa collection est un mélange de différents éléments. On y retrouve des influences culturelles authentiques et contemporaines. La collection puise son inspiration dans un mythe du Moyen-Orient, et repose sur l’idée de combiner deux paires de lunettes en une seule. La paire découle d’une impression de Barbara Brown.

AMANDINE BLANCHART – HELMO MODE

Née à Binche, Amandine Blanchart a toujours baigné dans l’univers de la création. C’est sa grand-mère, dentellière, qui lui a transmis son amour de l’artisanat d’art. Soie, perles… Amandine Blanchart est une orfèvre de l’ornementation. Consciente de l’importance de sauvegarder ces métiers oubliés et de leur donner une dimension actuelle, la lauréate du prix Presse 2021 de WBDM les a invités dans sa collection Tetropha : un hommage à l’artisanat d’art, mais aussi à l’artiste Victor Brauner. Le sens premier du mot « conglomérat » (un concept central dans l’œuvre de Brauner) l’a guidée vers le Shibori, une technique qui a donné naissance à une chemise masculine, pièce phare de la collection.

OLIVIER D’HAUWE – SASK SINT-NIKLAAS

Olivier D’hauwe est styliste pour Xandres. Il a fait des études en Fashion Technology à l’HoGent en 2013, puis a suivi un cours en Fashion Design et a été diplômé de la SASK de Sint Niklaas. Sa collection « Money is religion » repose sur les vêtements ethniques et la spiritualité. Pour lui, la disparition de l’individualité dans les vêtements ethniques est le reflet de ce qui se passe dans la société. Il l’exprime dans sa collection en combinant des vêtements de travail avec des articles plus décontractés. Man-Up, la collection de Master d’Olivier, explore la signification réelle de la masculinité et la manière de l’exprimer dans un style vestimentaire. Les plumes étaient un élément important de la collection car, dans la culture nord-américaine, elles sont un symbole de masculinité.

MANON TANG – FRANCISCO FERRER HIGH

Manon Tang est diplômée en stylisme et modélisme de la Haute école Francisco Ferrer à Bruxelles. Pour sa collection de fin d’études Ad Fontes, elle a associé le principe bouddhiste de la renaissance au processus de recyclage des vêtements. Ces deux cycles n’ont pas de fin tant que le pratiquant n’a pas atteint son Nirvana. Ad Fontes est une collection de luxe 100 % upcyclée pour laquelle Manon a reçu le MAD Graduation Prize 2021. Pendant ses études, Manon Tang a également acquis de l’expérience grâce à un stage chez Façon Jacmin et durant la Brussels Fashion Week.

LILI SCHREIBER – LA CAMBRE

Pour sa collection, Lili Schreiber, qui a étudié à la Cambre, a décidé de créer son propre univers, avec une règle d’or : ne craindre ni la juxtaposition ni la différence mais les chérir. Un choix fait écho à ses origines : elle est née à Bruxelles mais ses racines se trouvent sur plusieurs continents — l’Afrique, l’Europe et l’Amérique. Elle a commencé sa collection avec un musée imaginaire d’artistes qui l’inspirent parce qu’ils cassent les codes : Lynette Yiadom Boakye, Amy Sherald, Emma Amos, Meret Oppenheim et Claude Cahun. Les pièces sont modulables, chacune d’entre elles peut être portée d’une manière différente, à la discrétion de celui qui la porte. Un pantalon d’homme devient une jupe, une chemise d’homme oversized devient une veste. Lili Schreiber souligne l’inclusivité.

Nominees
Belgian
fashion
Awards

THE JURY PRIZE 2021

Créateur belge ou résidant en Belgique ayant touché le jury de manière particulière avec sa propre marque ou son travail pour une maison de couture.

Ce prix fait honneur au parcours du créateur ou de la créatrice, et est proposé par les membres du Jury officiel.

Jury Belgian Fashion Awards

President of the jury: Chris Dercon

CEO Réunion des Musées Nationaux-Grand Palais

Christian Wijnants

Designer & BFA winner Designer of the Year 2019

Alex Keller

ex-CEO Jil Sander, Commercial director Balenciaga and Martin Margiela

Christopher Morency

Editorial Director Highsnobiety

Marie-Hélène Vanderborght

Editor of C’est du Belge, RTBF

Serge Carreira

Head of Emerging Brands Initiative chez Fédération de la Haute Couture et de la mode

Elisa de Wyngaert

Curator MoMu Antwerp

Catherine Gauthier

Curator Musée Mode et Dentelle Bruxelles

Eve Demoen

Curator Modemuseum Hasselt

Pascale Mussard

Présidente Villa Noailles

Vena Brykalin

Art Director Vogue Ukraine

Angelo Flaccavento

journalist for ao Business of Fashion

Giancarlo Angeletti

VIER Antwerp

Guillaume Steinmetz

The Broken Arm Paris

Fashion brand
of the year

Nous avons demandé aux marques belges de se porter candidats pour remporter ce prix. Un jury de professionnels s’est chargé de faire une sélection minutieuse, mais c’est vous, le public, qui avez le dernier mot.
Vous pouvez voter jusqu’au 11 novembre.

Votez ci-dessous pour tenter de gagner un ticket duo pour les Belgian Fashion Awards 2021.

LA COLLECTION

Avec La Collection, Florence Cools met la féminité et l’élégance à l’honneur. En optant pour l’artisanat et pour des tissus d’une qualité remarquable, elle veut montrer que les produits de qualité sont également durables, le nouveau luxe. La marque de vêtements suit sa propre voie, ce qui se traduit par une mode unique et intemporelle.

KOMRADS

Ce qui a commencé par un sauvetage de l’icône soviétique a finalement débouché sur le développement d’une variante durable : la Komrads APL est une basket végane fabriquée entièrement à partir de matériaux recyclés. La réputation de la marque a décollé l’année dernière grâce à une collaboration avec le groupe de rock belge DIRK, entre autres.

CAROLINE BOSMANS

Avec ses collections, Caroline Bosmans explore les frontières entre les genres. Ses pièces audacieuses et excentriques donnent à la mode enfant une nouvelle dimension et mettent fin à la catégorisation. Un style unique et déjà iconique qui séduit également les kids de stars internationales telles que Beyoncé et P. Diddy.

CASTART

Dans une société remplie d’extrêmes, il est difficile de se révéler en subtilité, notamment en tant qu’homme. Castart change la donne avec une collection durable comprenant des pièces colorées au côté un peu décontracté. Grâce au vaste succès de la marque, les vêtements sont déjà disponibles dans plus de dix pays.

IMPREVU

Le style d’Imprevu est à la fois éthique et esthétique, et présente un aspect jeune et dynamique. Si vous voulez mettre la main sur une pièce, faites vite : une nouvelle gamme en édition limitée est lancée chaque mois pour éviter la surproduction.

OPHELIA LINGERIE

Ophelia Debisschop, diplômée en art, a fondé son label Ophelia Lingerie en 2015. Alliant dentelle et coton, chaque modèle est unique. Soucieuse de son impact écologique, la jeune femme a créé l’an dernier un atelier anversois où sont fabriquées 80% de ses pièces. Une initiative responsable qui s’ajoute à l’esprit de la maison pour qui la lingerie est le plus beau compliment d’une femme à son corps.

FAÇON JACMIN

Alexandra Jacmin, diplômée de La Cambre, a travaillé pour la maison Jean-Paul Gaultier. Ségolène, sa sœur, est entrepreneuse et toutes deux ont créé Façon Jacmin en 2016. Une marque qui conçoit des pièces uniques en denim japonais. En 2021, le duo a lancé, en plus des collections saisonnières, deux capsules avec les labels belges Bidules et Sea Me Happy. Des créations au ton vif et audacieux.

NATAN

Créer une collection haute couture pour « célébrer le fait de s’habiller à nouveau, malgré un monde qui s’écroule pendant une brève seconde ». C’est ce que propose la griffe NATAN, dirigée depuis 1983 par le créateur belge Edouard Vermeulen. Grâce à sa nouvelle capsule Circular, NATAN promet une mode sophistiquée et déclinée à l’infini, en offrant une deuxième vie à certaines pièces phares.

JULIA JUNE

Le label Julia June, lancé en 2012, est devenu un pilier de la création belge. Mélangeant pièces fortes et classiques intemporels, imprimés fabuleux et coupes uniques, l’enseigne mise sur une mode sophistiquée. Pour cette griffe, les mots d’ordre sont force, diversité et inspiration. Un mélange puissant qui se retrouve dans sa dernière campagne avec la top internationale, Laurence De Bisschop.

Belgian
Fashion
Awards

 

Les Belgian Fashion Awards récompensent les talents établis et émergents de l’industrie de la mode belge. Voici un aperçu des gagnants de 2019.

The Jury Prize

Dirk Van Saene

Professional of the year

Pierre Debusschere

Emerging talent of the Year

Namacheko

Designer of the year

Christian Wijnants

Entrepreneur of the year

Sofie D’Hoore en Chantal Spaas

Fashion Brand of the Year

Arte

Most promising graduate

Bart Lapere, Dominique Rocour, Eve Delperdange, Maria Ossaba, Quinten Mestdagh, Samuel Quertinmont en Thurel Thonet

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Belgian
Fashion
Awards

Les Belgian Fashion Awards récompensent les talents établis et émergents de l’industrie de la mode belge. Voici un aperçu des gagnants de 2018.

The Jury Prize

Martin Margiela

Professional of the year

Willy Vanderperre

Emerging talent of the year

42 | 54

Designer of the year

Glenn Martens

Entrepreneur of the year

Carol & Sarah Piron — Filles à Papa

Most promising graduate

Federica Di Leo

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Belgian
Fashion
Awards

Les Belgian Fashion Awards récompensent les talents établis et émergents de l’industrie de la mode belge. Voici un aperçu des gagnants de 2017.

The Jury Prize

Dries Van Noten

Professional of the year

Inge Grognard

Emerging talent of the year

Façon Jacmin

Designer of the year

Raf Simons

Entrepreneur of the year

Anton Janssens & Raf Maes — Komono

Most promising graduate

Rushemy Botter

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